L’Essence des Ténèbres – Tom Clearlake – thriller fantastique

critique roman essence des ténèbres tom clearlake thriller fantastique

Voici une nouvelle chronique de roman : L’Essence des Ténèbres de Tom Clearlake.

Je remercie l’auteur de m’avoir transmis ce Service Presse… Je le remercie de sa confiance, mais également de sa patience, car j’ai tardé à faire ce retour, pour cause de surcharge de travail sur mes propres projets d’écriture, et notamment AAA.

L’Essence des Ténèbres démarre comme un thriller classique – FBI, États-Unis, une enquête aux airs de X-Files – et bascule très vite dans le Fantastique, avec un soupçon d’horreur.

La quatrième de couverture

La petite ville de St. Marys est frappée par des disparitions d’enfants inexpliquées. Cinq au total, en l’espace de quatre mois. Bien qu’aucun indice formel n’ait été relevé par les forces de police, tout porte à croire qu’il s’agit d’enlèvements. Le FBI est chargé du dossier.
L’agent spécial Eliott Cooper est envoyé sur place pour enquêter.
Peu à peu, il va être confronté à des faits qui ne relèveront plus de ses compétences d’agent, mais de sa capacité à lutter contre un mal obscur qui semble s’être emparé des forêts alentour de la ville… et ça n’est que le début de son enquête.

Mon avis sur ce roman

Mon retour n’est pas 100% emballé pour deux raisons essentielles :

1. Une raison qui tient au roman lui-même : sans vouloir spoiler le roman, il est question d’un complot mondial, sur fond de société secrète, et depuis le Da Vinci Code, c’est le type d’intrigue qui m’est difficile à lire.

2. Une raison qui tient à moi-même : pour tout un tas de raisons d’actualité, j’ai manqué de temps pour avancer dans ce roman, ma lecture a été laborieuse, et cela n’aide pas.

Il n’en demeure pas moins que ce roman est très bien écrit et que dans le genre, la plume de Tom Clearlake est à suivre. Je pense rajouter son nouveau roman, Avides, prochainement dans ma Pile A Lire…

Ma note : 3,75 / 5

Style de l’auteur

J’ai très bien accroché au style de Tom Clearlake : très cinématographique, efficace, avec des descriptions à la Grangé, sans une accumulation surfaite de détails, mais qui au contraire suscitent des impressions et des émotions.

Maîtrise de la langue

J’ai noté quelques coquilles, mais globalement, c’est nickel.

Personnages

En fait, le roman repose sur Eliott dans une première partie du livre, puis sur Lauren dans la seconde.

J’ai eu du mal à accrocher avec Eliott, et quand enfin, je l’ai trouvé plus intéressant, l’auteur m’a basculé sur Lauren : j’en ai éprouvé une certaine frustration.
Le personnage de Matthew aurait pu être très intéressant, mais il a été sous-exploité : deuxième frustration.
D’autres personnages secondaires vont et viennent, mais ils disparaissent trop tôt… ou apparaissent trop tard. Ce foisonnement donne une impression de survol qui ne m’a pas permis assez d’identification.

Univers

Ce roman se déroule à notre époque, en grande partie aux États-Unis, avec quelques touches européennes (et au-delà), le tout dans une ambiance sombre très réussie.

Intrigue

Comme évoqué en introduction, Tom Clearlake nous propose une intrigue sur fond de complot mondial et de sociétés secrètes. Après les personnages, c’est ma seconde grosse frustration : ce roman méritait bien un, voire deux tomes supplémentaires. Ou alors, 150 pages de moins, et moins de foisonnement d’idées.

L’intrigue de base m’a semblé simple et plutôt linéaire, avec des ramifications très intéressantes à exploiter. Malheureusement, Tom Clearlake n’a pas exploité toutes les portes ouvertes, toutes les intrigues secondaires qui pouvaient découler, toutes les imbrications, toutes les implications. Surtout qu’il y a un écho avec les événements COVID, alors même que ce livre date de 2018. Du coup, le rythme est ralenti par ces informations dont tout le jus n’est pas tiré. C’est dommage, cela donne l’impression de partir dans tous les sens. Et la fin va trop vite par rapport au reste du roman.

Originalité

C’est un avis très subjectif : les complots mondiaux sur fond de sociétés secrètes ont fait l’objet de tellement d’écrits et de fantasmes… L’Essence des Ténèbres n’est pas original de ce point de vue là.

Par contre, son traitement fantastique est intéressant, avec une pointe de regret : le manque de développement du chamanisme indien, tout juste évoqué, alors même que c’est un élément très important du roman.

En conclusion : ce livre reste bien écrit et ravira les amateurs de complotisme machiavélique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *