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La Belgariade – David Eddings – roman Fantasy

Pour une fois, voici la chronique littéraire d'un monument de la littérature Fantasy, issu de l'édition tradionnelle. L'une de mes premières lectures du genre, lorsque j'étais ado. La Belgariade, de David Eddings. Mon premier coup de cœur littéraire.

Petite anecdote : j'ai acheté les cinq tomes au format pocket, édition 1990. Ils coûtaient 50 Francs à l'époque (une fortune pour moi !). En partant en voiture pour le week-end, après 20 minutes de trajet, je me suis rendu compte que je ne trouvais plus le quatrième tome que je venais tout juste de m'offrir. J'ai basculé moitié en mode crise de nerf, j'ai fait faire demi-tour à la voiture : le livre, écorné, abîmé, était tombé par terre sur le parking au moment de m'installer dans le véhicule. C'était le tome 4, je m'en souviens très bien, il a d'ailleurs gardé les traces de cette aventure. J'en avais fini la lecture dans la nuit qui suivait...

La quatrième de couverture

Et les dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah ! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides ! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours d'un long sommeil hanté par la souffrance.

Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement, l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses.

Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort ? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une nuit venteuse d'automne.

Un simple pion, et si vulnérable...

Mon avis sur ce roman

Mon retour est forcément très subjectif. C'était mon premier, cela laisse des traces. Et en même temps, il a autant marqué la Fantasy que le Seigneur des Anneaux (adaptation cinématographique en moins).

L'histoire de l'orphelin élu, héritier de grands pouvoirs - aujourd'hui très cliché ! - n'était pas aussi éculée à l'époque. Ce monde avec ses différents dieux, ses cultures, ses magies, sa politique, il n'a rien à envier à celui de Tolkien, fluidité du style en plus. Et avec beaucoup d'humour (ah, ce Silk !).

Oui, cette saga flirte avec de nombreux clichés (élu, dieu des ténèbres, grande quête, sage magicien, artefact magique révélateur de destin, prophéties, ...). Mais ne représenterait-elle pas tout simplement le cycle précurseur de tous ces clichés ? Auquel cas, peut-on lui reprocher d'avant tant influencé la Fantasy et ses auteurs ?

Comme annoncé, mon avis n'est vraiment pas rationnel. Pas du tout. N'empêche que c'est une super saga !

Ma note : 5 / 5 coup de cœur

Style de l'auteur

C'est fluide, cohérent, plein d'humour ! Plus de 25 ans après, je me rends compte que David Eddings a largement influencé mon propre style d'écrivain...

Maîtrise de la langue

Rien à redire.

Personnages

Ils sont géniaux.

Garion est attachant (quoiqu'un poil agaçant par moments...)

Tante Pol est poignante dans sa détermination et son vécu.

Sire Loup contraste justement avec Tante Pol, et leur duo est souvent très drôle.

Silk reste l'un de mes préférés, ce petit malin qui a plein de combines mais le cœur sur la main.

Et il y en a une ribambelle d'autres, tout aussi bien construits...

Univers

C'est un monde complet, un peu simpliste sûrement après 50 années de Fantasy, mais il tient la route : c'est cohérent, avec des peuples aux cultures bien différenciées, un système de magie efficace - le Vouloir et le Verbe, et tout le bruit de cette magie !

La lutte du Bien contre le Mal - certes manichéenne - sur fond d'échiquier cosmique m'avait fortement marqué à l'époque... #nostalgie

Intrigue

Les rebondissements sont nombreux, chaque personnage a sa propre quête, parallèle à celle de Garion. Ils en voient tous des vertes et des "pas mûres", et comme les personnages sont super attachants, c'est difficile de lâcher les livres.

Originalité

A l'époque, c'était sûrement plus original qu'aujourd'hui. Plus qu'original, je dirais que la Belgariade fait désormais partie des classiques de la Fantasy, qu'il faut avoir lu quand on est amateur du genre 😉

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