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Critique Thriller : La Famille Nilsen et Amalia de Daryl Delight

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Daryl Delight est également une découverte Instagram qui ne m’aura vraiment pas déçu ! Purs produits d’auto-édition, La famille Nilsen et Amalia sont deux romans dans la catégorie Horreur… mais l’horreur n’est pas forcément là où je l’attendais !

Petit nota : mais pourquoi une chronique sur deux romans en même temps ?

Hé bien, parce qu’à mon sens, ces deux romans sont inséparables, et je vous invite même à les lire dans l’ordre annoncé, et non dans l’ordre chronologique (Amalia a été écrit avant). Je trouve qu’ils forment un tout, plus riche et plus intéressant quand le lecteur démarre par La famille Nilsen.

Les quatrièmes de couverture

La famille Nilsen

La famille Nilsen semble être une famille parfaite. Leur manoir est chaleureux et ils accueillent leurs clients comme des rois. Tout le monde les apprécie.
Mais les apparences sont parfois trompeuses. Si les gens découvraient leurs sombres secrets, ils fuiraient le plus vite possible.
Durant toute leur vie, le passé trouble des Nilsen ne les quittera jamais. Le mal qui sommeille au fond d’eux ne restera jamais endormi bien longtemps.
Leur histoire a débuté dans le chaos. Elle finira de la même façon.
Vous pensiez tout savoir sur la famille Nilsen ? Vous n’avez vu que la partie visible de l’iceberg !

Amalia

Oserez-vous pénétrer dans le manoir ?

Amalia se rend au manoir des rêves pour y retrouver Daniel, son mari. Un lieu qu’ils connaissent puisqu’ils y ont passé leur nuit de noces dix ans auparavant. Bien avant que les disputes ne deviennent la routine dans leur couple et qu’ils décident de faire une pause. Ils s’y retrouvent pour tenter une réconciliation.
Et même si l’orage et la pluie décident de lui pourrir le week-end, Amalia compte bien régler ses comptes avant de laisser Daniel poser à nouveau les mains sur elle.
Malheureusement, le naturel de son mari manipulateur revient au galop et une dispute éclate. Dans la tourmente, Amalia l’assassine accidentellement.
Prise de panique, elle va tout faire pour élaborer un stratagème et se débarrasser des preuves.
Mais une fois revenue dans la chambre, alors que tout semble se dérouler parfaitement, Amalia découvre que le cadavre a disparu…
Rêve ? Folie ? Manipulation ? Le cauchemar ne fait que commencer !

Mon avis sur ces deux romans

Ils sont assez difficiles à catégoriser, je trouve. La catégorie Horreur ne leur fait pas honneur. Ce sont de très bons thrillers, sur fond horrifique, dont l’horreur se retrouve davantage chez le lecteur que chez les personnages ! Car le début de La famille Nilsen nous entraîne dans l’intimité et l’enfance des Nilsen, et c’est du pur voyeurisme qui nous amène à lire la suite. Un voyeurisme malsain, une horreur psychologique dont le lecteur est finalement à l’origine. Nous sommes loin du gore ensanglanté et de la psychopathie gratuite, très loin également de l’horreur psychologique d’un Misery. C’est un éclairage sur ce que la société et la famille en général peuvent avoir d’horrible, à commencer par nous-mêmes.

Ma note : 4,67 / 5

Style de l’auteur

Le style de Daryl est direct et soigné, plutôt de type cinématographique et centré sur l’action. Pas de longues descriptions poético-romantiques : le style de l’auteur se prête très bien au roman thriller.

Maîtrise de la langue

Rien à redire de ce côté là, 2-3 coquilles sur l’ensemble, comme dans n’importe quel roman (et dans le cas présent, il y en a deux ^^).

Personnages

Je donne un 5/5 aux Nilsen, et plutôt un 4/5 à Amalia.

Les Nilsen sont super bien caractérisés. Ils sont horribles. “Le mal sommeille en eux”. Mais ce n’est pas gratuit, c’est le produit des circonstances… et de leur libre arbitre. Du coup, d’une certaine manière, on s’attache à eux… On a envie de voir jusqu’où ils vont aller… et en même temps, on s’en veut de s’attacher à de tels personnages ! Bref, ils sont géniaux.

J’ai trouvé le personnage d’Amalia plus faible, car davantage mélodramatique, voire peut-être un peu niaise. Pour ma part, j’ai plus tremblé pour Chad – sous-exploité – que pour elle… Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler. J’aurais apprécié qu’elle en bave plus dans l’épilogue…

Univers

Nous sommes dans un huis-clos, que ce soit autour de l’enfance des Nilsen – huis-clos psychologique, on pourrait dire – ou dans le manoir. Du coup, ce n’est pas un univers aussi richissime que dans un roman de Fantasy, ça va de soi ! Il n’empêche que j’ai été un peu frustré par le côté assez court de ces deux romans que j’ai lus d’une seule traite. Il me semble que l’auteur aurait pu étoffer ces deux romans, peut-être même les inter-mêler. Il s’en explique à la fin d’Amalia :

J’ai été droit au but pour ce roman, je voulais privilégier le suspense et l’action, et je pense avoir réussi.

Oui, c’est réussi, mais… je pense qu’il était possible d’étoffer sans nuire au suspens et à l’action. A Daryl maintenant de s’en convaincre pour ses prochains romans 😉

Intrigue

Bon, bah, c’est un thriller, hein. J’ai acheté, j’ai lu La famille Nilsen d’une traite, j’ai été frustré par la fin, j’ai acheté direct Amalia, et je l’ai lu d’une traite. Bref, vous voyez ce que je veux dire : ça marche très bien pour un thriller !

Originalité

Le huis-clos criminel n’est pas d’une originalité folle en soi. Par contre, le traitement de La famille Nilsen, qui rationalise le caractère psychopathe des Nilsen, va à l’encontre de la bienpensance trop présente de nos jours. En cela, c’est très original.

Pour Amalia, je suis plus mitigé quant à l’originalité, car si l’élément déclencheur – un assassinat accidentel et la disparition du corps – n’est pas courant, la suite est beaucoup plus classique. Mon ressenti, c’est que La famille Nilsen, lu en premier, améliore nettement la lecture d’Amalia et son originalité.

En conclusion : allez-y, foncez ! C’est du thriller, mais aussi de l’auto-édition d’excellente qualité. Alors, pas d’hésitation !

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